Le dépouillement et la mue intérieure

À partir des années 1990, quelque chose change profondément. Bashung n’est plus dans la conquête, ni même dans la provocation. Il entre dans une phase de réduction, presque de retrait.

Dire moins pour dire juste

Les textes se fragmentent. Les phrases raccourcissent. Le sens devient plus instable. Parfois, une chanson entière semble tenir sur une intuition.


Le corps, la voix, le temps

La voix n’est plus projetée. Elle est posée, fragile, parfois à la limite du silence. Sur scène, Bashung se tient souvent immobile, presque effacé. Ce n’est pas une disparition. C’est une autre forme de présence.


La maladie, sans mise en scène

Jamais Bashung ne fera de sa maladie un sujet public. Elle agit autrement : sur le rythme, sur l’économie de mots, sur la manière de se tenir dans le monde. Cette période n’est pas crépusculaire au sens classique. Elle est d’une grande clarté. Bashung n’éteint rien. Il enlève.

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